prestiges

 

 

Auteur : Christopher Priest

Editeur : Denoël

Collection : Lunes d'encre

Date d'édition : 2001

World Fantasy Award du meilleur roman, 1996

 

 

Résumé de l'éditeur :

Au cours d'une enquête sur une secte, le journaliste Andrew Wesley rencontre une jeune femme, Katherine Angier. Elle lui annonce qu'il s'appelle en fait Andrew Borden, et qu'une guerre oppose les familles Borden et Angier depuis la fin du XIXe siècle. Une lutte insensée prenant ses racines dans la rivalité entre deux prestidigitateurs : Alfred Borden et Rupert Angier, célèbres à leur époque pour leurs numéros de téléportation. Et quand Andrew découvre le rôle exact joué par le scientifique Tesla dans toute cette affaire, sa vie en est bouleversée à jamais.

Mon avis :

 

Roman de science-fiction récompensé par le World Fantasy Award en 1996 que j’ai lu avec beaucoup de plaisir. Cependant, j’ai été déçue par le final. Christopher Priest nous fait découvrir le monde de la prestidigitation tel qu’il était à la fin du XIXème siècle. Il met en valeur les moyens et les techniques utilisées à cette époque ; moyens et techniques désormais désuets. Cela met en avant l’évolution de la profession de prestidigitateur.

Mais qu’est-ce donc que le « prestige » en magie ? Il s’agit du produit d’un tour de magie. Cela peut être un lapin, une colombe. Dans ce roman le prestige est à la fois plus fort et plus subtile.

Le roman est découpé en cinq parties totalement inégales en longueur, mais cela n’a aucune importance pour l’histoire. L’important c’est ce qu’ont à dire les différents protagonistes.

La première partie est racontée par Andrew Wesley. Il met en avant une intrigue fort puissante : il est à la recherche de son jumeau qui ne semble pas être né selon les papiers officiels. Cependant, la présence mentale de ce jumeau le hante. Il entre en possession du journal de son ancêtre, Alfred Borden, célèbre magicien de la fin du XIXème siècle. Il nous conte sa passion pour la magie et nous en apprenons un petit peu plus sur l’origine de la rivalité entre la famille Borden et la famille Angier, rivalité qui perdure encore à la fin du XXème siècle. Mais tout n’est pas révélé.

La troisième partie est narrée par Kate Angier, descendante de Rupert Angier. Elle raconte comment elle a assisté à la mort d’un petit garçon qui pourrait être Andrew et comment cette expérience a influée sur sa vie actuelle. Le mystère s’épaissit de plus en plus.

La quatrième partie est le journal tenu par Rupert Angier. Il donne sa vision de sa rivalité avec Alfred Borden et les terribles évènements qui en sont à l’origine, et ceux qui en découlèrent. Nous commençons à percervoir l’ignominie qu’a produite cette rivalité. Mais le mystère s’épaissit encore plus.

La cinquième partie, très courte est racontée par Andrew qui part retrouver son jumeau et découvre… A je ne vous dévoilerai pas la fin à vous de le lire.

Ce roman est assez surprenant. Il se lit avec plaisir. Cependant je trouve la fin un peu décevante et très compliquée.

 

Mais je vous laisse le dévouvrir