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Résumé

 

Jacques Tournier a demandé à Hugo, un enfant de six ans attentif et curieux, de faire avec lui un voyage immobile. Ses questions sur ses souvenirs, ses rencontres, lui ont permis de mesurer ce qui sépare celui qui a presque fini de vivre de celui qui commence à peine. " C'est mon professeur d'innocence et je m'enterre dans sa mémoire. " La maison de thé est la dernière étape d'un parcours de vie, un lieu de paix où l'on se repose avant de se diriger sereinement vers le tombeau. Jacques Tournier s'y est attardé longtemps et a vu certaines images de son passé traverser les portants de toile, d'un mot à un autre, sans ordre chronologique, selon les caprices de sa mémoire. Il a revu ceux qui l'ont accompagné un temps. Des gens de théâtre : Gérard Philipe, Yvonne Printemps et Pierre Fresnay, Suzanne Flon. Il a réentendu le piano de Barbara, regardé de nouveau les toiles de Carpaccio, celles de Toulouse-Lautrec et celles de Chardin, retrouvé à travers la musique de Chopin, George Sand et Nohant, et la voix de Pauline Viardot qui l'ont entraîné vers d'autres voix de femmes. Mais aussi deux écrivains qu'il a découverts mot à mot, en les traduisant : Carson McCullers et Fitzgerald. Une vie de rencontres et de curiosités, celle d'une âme sensible au cœur de son époque

 

 

Mon avis

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Je suis plutôt déçue par ce roman. Je m’attendais à un dialogue entre un homme de 80 ans et son petit-fils de six ans, mais ce n’est pas le cas du tout. L’auteur prend le prétexte d’une visite dans un jardin initiatique aux abords d’Amsterdam pour raconter très rapidement son parcours au travers des arts et des artistes marquants du siècle passé. Il y est question de peinture italienne, de chanson, de théâtre, de littérature… L’histoire est plutôt plate.

 

Le plus grand mérite de ce roman autobiographique sont la qualité littéraire, la qualité des références et des rencontres de Jacques Tournier. L’écriture est très poétique, chantante. Sous sa plume, la langue française chante au rythme des mots accolés les uns aux autres dans une suite poétique magnifique.

 

En conclusion : je n’en retiens que la beauté du texte qui rehausse très largement le contenu.