tous les matins

 

Résumé

 « Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l'ombre de sa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse.

Il se prit de nouveau à pleurer doucement. Ils allèrent jusqu'à la barque. L'ombre de Madame de Sainte Colombe monta dans la barque blanche tandis qu'il en retenait le bord et la maintenait près de la rive. Elle avait retroussé sa robe pour poser le pied sur le plancher humide de la barque. Il se redressa. Les larmes glissaient sur ses joues. Il murmura : - Je ne sais comment dire : Douze ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encore froids. »

 

Roman lu dans le cadre des Challenges...

 Un mot

abc 2011-2012

 

  

Mon avis

 note 3

Court roman servit par une écriture très poétique. Cette écriture est la véritable force du livre, même si, par moments, elle est quelque peu ampoulée. L’écriture est très musicale, quoi de plus normal pour un livre traitant de la musique, de la viole de gambe. La viole de gambe et un instrument à corde de la forme d’un violoncelle et qui se tient coincé entre les jambes. Il se joue également avec un archet.

Ce roman parle donc de musique, mais aussi d’amour et de tristesse, de cruauté également. Il relate l’histoire de Monsieur de Sainte-Colombe, violiste confirmé et de Marin Marais son apprenti. Tous deux ont existé. Ce récit est une vision romancé de leurs rapports. Rapports de maître à élève. Mais aussi rapports humains très conflictuels. Monsieur de Sainte-Colombe ne se remet pas de la mort de sa femme. Le chagrin de cette absence le suit et le tourmente tout le long de son existence et il en fait subir les conséquences à ses filles et à Marin.

Il a été adapté magnifiquement au cinéma par Alain Corneau avec Guillaume et Gérard Depardieu dans les rôles de Marin Marais jeune et âgé Jean-Pierre Marielle dans celui de Monsieur de Sainte-Colombe.

L’auteur du livre, Pascal Guignard, a écrit ce roman spécifiquement pour Alain Corneau. Pour qu’il en fasse un film.

Association réussie.

 

En conclusion : Ce roman est très beau malgré la tristesse et la dureté qui en ressort.