Cartons

Auteur
Pascal Garnier
Editeur
Zulma
Date d'édition
2012
192 pages
Résumé
Tout commence par un déménagement – cette « catastrophe naturelle » : Brice, illustrateur de livres pour la jeunesse et compagnon de la dive bouteille, quitte son appartement lyonnais pour une grande maison plutôt isolée à la campagne. Il a choisi l’endroit avec son épouse journaliste d’ailleurs partie quelque part en Égypte.
Esseulé, sans nouvelles d'Emma, Brice s’abandonne peu à peu au désespoir en squatteur de son propre logis, ne sortant plus guère du garage où sont entassés les cartons qu’il éventre au petit bonheur. Les évocations d’Emma, l’attente d’un appel qui ne vient pas, et la rencontre de Blanche, une étrange femme-elfe sans âge, sorte de spectre de l’enlisement provincial, ponctuent cette dégringolade dans l’enfer des cartons.
Tout se précipite bientôt et le roman d’atmosphère vire au roman noir. En maître absolu du genre, Pascal Garnier nous réserve une grave, terrible surprise, qu’on soupçonne et refuse longtemps, comme s’il avait écrit ces pages intenses depuis l’au-delà routinier de la vie : rien d’autre qu’une histoire de cartons par où tout commence et tout s’achèvera.
Mon avis
Voilà un court roman très agréable à lire. C'est le troisième roman de Pascal Garnier que je lis. J'aime beaucoup la verve de cet auteur. Il a l'art d'écrire avec légèreté sur des sujets graves.
"Cartons" n'est pas en reste. Ce roman traite du deuil et de la difficulté des proches à accepter la situation d'autant plus qu'Emma a été tuée lors d'un attentat et que l'on n'a pas retrouvé son corps ; juste ses papiers. D'où la difficulté de faire son deuil face à l'absence de corps.
Brice attend toujours le retour d'Emma. Tous deux avaient prévus d'emménager dans une grande maison à la campagne. Le récit débute au moment où le déménagement devient effectif. Brice attend le retour d'Emma pour déballer les cartons. Pendant plusieurs semaines, il va vivre au milieu de ces cartons. Rencontrer des figures marquantes et attachantes dans ce village campagnard : tels Blanche ou Elie.
Brice, tout au long du récit, semble submergé par le chagrin et l'espoir. Il semble, aussi, surnagé puis, d'un seul coup, semble remonter la pente... Mais y arrivera-t-il réellement ?
Le coup de théâtre de la dernière scène est particulièrement marquant et terrible.
En conclusion : roman sur la difficulté de faire le deuil, sur la déscente aux enfers écrit d'une main de maître.
Le Mur, le kabyle et le marin
Auteur : Antonin Varenne
Editeur : Viviane Hamy
Date d'édition : 2011
285 pages
Un grand merci à Libfly
pour ce partenariat
qui m'a permis de découvrir un auteur très intéressant
Résumé
« Le vieux approchait. Le Mur accéléra pour le croiser à la hauteur du parking souterrain. Tape pas trop fort George, va pas le tuer, l’ancêtre, reste calme. Bendjema s’arrêta et redressa. Qu’est-ce qu’il fout, bordel ? s’inquiéta le boxeur en ralentissant.
C’était un sac d’os. Autour des yeux, au-dessus des pommettes hautes, des rhizomes de rides profondes.
Les lèvres de l’Arabe tremblèrent :
- Qui vous envoie, monsieur ?
Crozat était pétrifié. Une fatigue centenaire embrumait le regard du vieux.
- Vous ne savez pas ? Si vous voulez, je peux vous expliquer. Depuis le tabassage d’Alain Dulac, je savais que je serai le suivant.
- Vous avez une arme dans votre poche ?
- J’ai bien plus que cela, monsieur, j’ai une guerre. »
Un voyage âpre dans le temps : 1957-2009. Dans les mois qui précédèrent sa mort, le père s’était décidé à dire son " refus " de partir pour l’Algérie, et la sanction qui s’ensuivit : l’affectation dans un DOP, un de ces lieux destinés à la " recherche du renseignement par la torture ".
Le talent d’Antonin Varenne a fait le reste. Un exercice sur le fil de l’émotion et du besoin d’exorciser.
Le Mur, le Kabyle et le marin... Un combat contre l’oubli. 2009. Sur un ring, un boxeur observe sans complaisance l’adversaire qu’il va affrontrer , un gamin de vingt ans...
Faisant fi du manichéisme, le roman bouleverse par la justesse du plus humble de ses personnages, comme par son intuition des rêves d’une génération saccagée.
Mon avis
Au tout départ, ce roman m'a énormément dérouté. Le style d'écriture est très oral, très familier, mais je m'y suis habituée très rapidement. Et très rapidement, également, je suis rentrée dans cette histoire qui se promène entre le milieu de la boxe de nos jours, la guerre d'Algérie et les brouilles entre flics...
Le roman est découpé en deux parties : la première alterne l'histoire du Mur, d'un côté, flic paumé qui extériorise au travers de la boxe et qui se laisse entraîné dans une histoire extrêmement louche. De l'autre côté, l'histoire de Pascal qui se retrouve en Algérie dans un camp de torture et ce, contre son gré. Le Mur et Pascal vont tous les deux essayé de survivre. Dans cette partie, nous n'entrevoyons à aucun moment le rapport entre les deux histoires.
Un petit tour de "passe-passe" permet de faire le lien entre les deux histoires et nous arrivons, ainsi, à la seconde partie où tout s'éclaire. Seconde partie dans laquelle le Mur, le kabyle et le marin vont traverser la France pour arriver à Marseille, port de départ pour l'Algérie. Les trois hommes se cherchent. Le Mur recherche sont passé qui est particulièrement floue. Le kabyle essaie de se réconcilier avec son passé, mais... Le marin lui essaie de sortir indemne de cette escapade. Chacun se remet en cause, les doutes les assaillent.
En conclusion : Roman très noir qui dévoile certaines choses sur les cruautés de la guerre d'Algérie, sur les dessous des matchs de boxe. Roman dans lequel la police est malmenée. Mais roman qui se lit bien.
Le Rasoir d'Ockham

Auteur
Henri loevenbruck
Editeur
Flammarion
Date d'édition
2008
449 pages
Résumé
Ari Mackenzie, analyste atypique et controversé des Renseignements généraux, est confronté à la plus extraordinaire et la plus violente affaire de sa carrière. Dans l'ombre, un groupe occulte est prêt à tout pour découvrir le secret des pages manquantes du célèbre carnet de Villard de Honnecourt, un manuscrit du XIIIe siècle. Ari saura-t-il arrêter ces fanatiques sans scrupule avant qu'ils ne mettent en place leur sinistre dessein ?
Mon avis
Comme pour l'ensemble des romans écrits par Henri Loevenbruck, "Le Rasoir d'Ockham" est un roman riche. Riche en rebondissants, riche en notions abordées, en univers traversés.
Au départ, ce roman est une enquête policière sur des meurtres en séries atroces. Ensuite, il se transforme en enquête sur l'ordre des Compagnons du devoir où l'on plonge dans le passé de la France aux environs des Xème et XIIIème siècles. On assiste, alors, à une "chasse aux trésors" qui fera descendre Ari MacKenzie, le héros, dans les entrailles de la terre... enfin, presque. Ce roman est donc très diversifié.
Le héros, Ari, est assez athipique et attachant. Maladroit en relations amoureuses et amicales, mais policier hros norme qui sort des sentiers battus. Il refuse la technologie moderne et on assiste à certaines scenes sympathique manifestant son horreur des nouvelles technologies.
Suite à certains faits dont je ne parlerai pas pour ne pas donner trop d'indications sur le livre, Ari Mackenzie va se voir affubler d'un garde du corps que j'apprécie énormément. Pour moi, un garde du corps a pour rôle de protéger la personne auprès de laquelle il est affecté... Dans ce cas, Krysztov, le garde du corps d'Ari a plutôt tendance à le suivre voire à l'insiter à prendre des risques et pas des moindres, car, notre héros va se retrouver plusieurs fois à l'hôpital.
Dans ce roman bourré d'action sont développées plusieurs théories mystérieuses : un jeu de piste autour de feuilles disparues entraînera nos héros jusque sous Paris. La théorie de la Terre creuse, dont j'avais déjà entendu parlé au travers d'une série télé anglo-saxonne est mise à l'honneur ; quant à la théorie du rasoir d'Ockham, c'est une théorie très simple que beaucoup d'entre nous appliquons, sans en connaître le nom.
En conclusion : j'ai énormément vibré avec Ari Mackenzie et je me suis laissé emporté dans ses recherches. Seulement, j'ai été un peu déçue par la fin. Mais, peut-être que certains thèmes seront réabordés dans la suite : "les Cathédrales du vide"
Lire "c'est le pied"
Voici un petit challenge original
organisé par Stellade et Lisalor
- Faire une photo originale de nos pieds ou en rapport avec les pieds.
Le but du jeu est de vraiment faire sa propre photo
et de ne pas la piquer sur le net
- Mettre notre lecture en cours lors de la photo
ou de parler d'un livre dont la lecture fut pour nous "Le pied"
Rendez-vous le 30 mai
pour des photos "PIED"
Les participants sont :
Stellade, Lisalor, Cacahuète, Licorne et moi
Bilan Lecture avril 2012
En avril, j'ai lu :
6 romans
La Prophétie Maya de Steve Alten
Serum, saison 1 tome 1 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza
Serum, Saison 1 tome 2 de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza
Ravel de Jean Echenoz
Les Bannis et les proscrits tome 02 de James Clemens
Le Héron de Guernica d'Antoine Choplin
5 BD
Le Jour des magiciens de Michelangelo La Neve (5 tomes)
11 mangas
Bride stories T03
Pluto T02 à 08
Bakuman T01
Chi T01
Texte lu en cours
Innocent d'Harlan Coben
En cours
Le Rasoir d'Ockham d'Henri Loevenbruck
Le Mur, le kabyle et le marin d'Antonin Varenne
En mai je voudrai lire :
Sanctum (partenariat Babelio non reçu)
Ravage de Barjavel
Rhum Caraïbes de Maxence Fermine
Les Bannis et les proscrits T03 de James Clemens
Cartons de Pascal Garnier
Mon livre âme pour le challenge un mot des titres
Le Calice du vent de Cate Tiernan (Partenariat Livraddict non reçu)
Pardon de Gail Jones
Le Vase d'or d'E.T.A. Hoffmann
avancé dans les nouvelles d'Arthur Conan Doyle

























